Archives pour la catégorie Alpes

Vidéo descente vélo Alpes – Aérodrome de Saint-Crépin, Freissinière, Champcella, Mont-Dauphin

La neige et le froid ayant fait leur retour, je repense à une période plus chaude de l’année. Cette période durant laquelle le soleil brille. Cette période durant laquelle nous pouvons nous balader librement sans pull à pied ou en vélo.

Aujourd’hui, j’ai eu envie de partager avec vous une descente méconnue dans les environs de Guillestre, derrière l’aérodrome de Saint-Crépin. Ce jour-là, nous étions deux à vouloir faire cette descente. Nous sommes tout d’abord montés jusqu’au village de Champcella par la méchante côte de Freissinières. Celle-ci longe la route menant de Briançon à Gap mais vous vous retrouvez très rapidement beaucoup plus haut que celle-ci.

Au sommet, vous pouvez profiter d’un très beau panorama vers Mont-Daupin et Briançon. Ensuite, c’est relativement plat jusque Champcella.

Une fois à Champcella, vous pouvez descendre jusque Saint-Crépin. Attention, la route est étroite et sinueuse, il y a également du gravier par endroit… La vue est superbe, les sensations sont assez fortes.
Un réel moment de plaisir, voyez plutôt !
Le début de la vidéo est assez sombre, n’hésitez pas à avancer au delà de la 3ème minute !

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Randonnée d’une journée dans les écrins : lacs faravel et palluel, Dormillouse.

Voici quelques images d’une randonnée sympathique aux paysages variés à côté de Dormillouse.

Le départ de la randonnée s’effectue dans une forêt de mélèzes. Les petits insectes en tout genre y étaient nombreux !
Les gens aussi étaient nombreux ! Dormillouse, un hameau habité toute l’année (1720m), occupe une position centrale dans le parc national des Ecrins. Dormillouse attire chaque année énormément de touristes… Je qualifierai le départ de la randonnée comme étant une autoroute à touristes… Le départ m’a fait repenser au glacier blanc avec tout ce monde.

Plus loin, après être passés à côté de Dormillouse, nous nous sommes enfin retrouvés seuls. C’est à ce moment-là qu’un petit mammifère a décidé de se montrer ! Une première rencontre surprenante et très amusante.

L’altitude augmentant, les mélèzes ont petit à petit disparus derrière nous et nous avons du choisir le sens que nous allions donner à notre tour. Nous avons décidé de nous rendre d’abord au lac le moins haut : le lac Faravel situé à 2386 m d’altitude.

Nous marchions désormais dans la plaine. Avant de finallement arriver au lac Faravel où nous avons pique-niqué.

Entre le lac Faravel et Palluel, nous avons traversé un espace particulier. De nombeurs cairns étaient construits à cet endroit.
Un cairn est un amas artificiel de pierres. Ils servent à baliser certains sentiers ou à repérer le sommet d’une montagne.
Je trouve qu’il y a une ambiance particulière dans ces endroits ! Nous en avions déjà traversé lors de notre tour du Mont Viso.

Nous avons ensuite repris la route en direction du second lac : le lac Palluel 2472 m.
Là-haut, une seconde surprise est apparue. Il y avait énormément de petits poissons dans ce lac glacé.
L’un de nous a d’ailleurs utilisé un bout de pain pour les appâter.

Après les avoir observés pendant de longues minutes, nous avons décidé d’entamer la descente.
Celle-ci s’est terminée sous la pluie. Nous avons d’ailleurs fait un arrêt dans la petite chapelle de Dormillouse !

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Vidéo du col Agnel – Une journée de vélo inoubliable…

Il y a des jours où vous vous lancez des défis. Vous désirez réaliser quelque chose qui vous parait difficile mais vous pensez en être capable. Une tension est présente car la difficulté est grande et vous effraie.

C’est dans cet état d’esprit qu’Aaron et moi étions avant de nous attaquer à l‘ascension du col Agnel, dans les deux sens…

col-agnel-5 Les objectifs de notre journée étaient les suivant :
- grimper le col Agnel du côté français
- descendre du côté italien
- manger un bout à Chianale (premier village en descendant le versant italien)
- remonter le col Agnel du côté italien
- redescendre le col du côté français.

En début de matinée, nous avons abandonné la voiture à Molines-en-Queyras.
Les gourdes remplies nous avons entamé l’ascension du col Agnel.
Il aurait probablement été plus judicieux de partir depuis Ville-Vieille ou de Château-Queyras manière de faire quelques kilomètres de plat avant de débuter l’ascension… A partir de Molines-en-Queyras, la route s’élève directement.


Arrivé à l’entrée de Fontgillarde vous débutez réellement l’ascension du Col Agnel.
Vous traversez le village et ses routes étroites avant de vous retrouvez seul face à la route.
Les infos concernant les distances sont présentes dans cet article : col Agnel.

Voici une vidéo depuis le sommet du col Agnel : vous pouvez voir le versant français du col.

Du sommet du col agnel, vous pouvez observer à l’horizon la Barre des Ecrins, le mont Pelvoux et la Meije. Du côté italien, le Mont Viso. Le col Agnel et ses 2 744 mètres d’altitude, est le second plus haut col routier des Alpes françaises.

Après avoir observé ce magnifique paysage, nous avons entamé la descente du col du côté italien.
Le versant italien est complètement hors norme : 10 kms à 9,5% de moyenne, entre 1 800 et 2 744 m d’altitude.
Un plaisir de descendre ce versant ? Oui et non ! Ca descend tellement fort que vous êtes obligés de freiner quasi en permanence. Vous prenez de la vitesse en un rien de temps. La route est étroite et très sinueuse. Des chevaux en liberté sont même sur la route ! Il faut être très vigilant pour descendre le versant italien.

Le versant italien du col est une ascension classique du Tour d’Italie, mais pas du tour de France.
Le Tour de France a passé pour la première fois ce col, classé hors-catégorie, le 20 juillet 2008 lors de la 15e étape du Tour de France 2008 entre Embrun et Prato Nevoso.

Nous nous sommes arrêtés à Chianale pour manger.
Des amis nous avaient rejoint en Italie et nous avons très bien mangé dans un petit restaurant typique.
La soupe, les pâtes et le pain nous ont permis de faire le plein d’énergie avant de se remettre en selle.
Les trois premiers objectifs de la journée étaient remplis. Il ne restait plus qu’à remonter les 9-10 kms à 9,5% de moyenne du côté italien…

Cette seconde et dernière ascension a été extrème. Des passages à 14% qui font très mal et à partir d’une certaine altitude un brouillard épais ! 1H45 pour faire 9kms sans mettre le pied à terre, c’est vous dire la difficulté de ce versant ! A cause du brouillard, nous pouvions pas voir le sommet. Il était difficile de savoir où nous en étions exactement. C’est au moment où nous commencions réellement à souffrir et à être très fatigués que nous avons vu un panneau nous indiquant qu’il n’y avait plus qu’une centaine de mètres à monter. Un réel soulagement et le sourire vint remplacer la grimace !

Une petite vidéo du sommet dans le brouillard et nous entamons la descente. Il faisait réellement froid au sommet.
La joie d’être  arrivés ensemble en haut était énorme !

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Le glacier blanc dans le parc naturel des Ecrins

Le glacier blanc est le plus long glacier des Ecrins : il fait un peu plus de 5kms de long. Sa longueur diminue d’années en années. Son front a reculé de 510 mètres entre 1989 et 2006 ! Il fait environ 7 km².

Il descend de la mythique barre des écrins (4102 m) jusqu’à hauteur du refuge du glacier blanc. Pour arriver au dôme des écrins (4102m) puis à la barre, les alpinistes contournent au départ le glacier par l’est. De nombreuses personnes logent au refuge des écrins (3175m) avant de s’attaquer au petit matin au dôme ou à la barre des écrins.

Le refuge du glacier blanc est très facile d’accès. Le chemin qui mène au refuge du glacier blanc est une autoroute à randonneurs. En effet, le refuge du glacier blanc est atteint en mois de deux heures et demi depuis le pré de Madame Carle (parking voitures). equipe-glacier-blanc

Si vous êtes un jour dans le coin et que vous voulez aller jusqu’au glacier blanc, je vous conseille d’y aller tôt le matin ou fin d’après-midi. De cette manière vous éviterez les très nombreux touristes venus pic-niquer au pied du glacier.

Lorsque vous montez au glacier blanc, jetez un œil sur le glacier noir !

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Tour du Mont Viso en 3 jours – Randonnée – Queyras – Alpes

Jour 1 :

Notre randonnée commence à la Roche Ecroulée (à proximité de Ristolas). Sur le chemin vers le Belvédère du Viso, nous traversons un troupeau de vaches. mont viso L’une d’elles n’apprécie pas et essaie de donner des coups de museau (à défaut d’avoir des cornes) à l’un d’entre nous. Première frayeur et premiers rires…

Ensuite, nous montons jusqu’au lac Lestio (2510m) où nous piqueniquerons avant d’entamer le Col de Valente (2815m).
Au sommet, nous improvisons une petite bataille de neige et quelques instants plus tard, nous apercevons notre premier bouquetin. Le sommet du Viso est dans les nuage.

Nous entamons ensuite une descente facile jusqu’au premier refuge : « refuge de Vallenta« . Là, nous découvrons l’ambiance chaleureuse des refuges et mangeons avec des Italiens. Lorsque nous ressortons du refuge, le Viso n’est plus dans les nuages, le soleil illumine son sommet. La nuit arrive, nous rentrons dormir et la pluie se met à tomber.

Jour 2 :

Nous partons vers 8h30, le soleil brille, l’herbe est encore mouillée. Après une demi-heure, nous apercevons des chamois à flanc de montagne. Un groupe de jeunes Italiens nous rattrape et nous entamons la conversation. Après un moment d’hésitation nous prenons à gauche et montons à travers la plus grande forêt de pins Cembro d’Europe.

Vers 13h00, le soleil tape, nous remettons une couche de crème solaire. Ceci constitue notre première pause de la journée avant de s’attaquer à la partie rocheuse du col. Cette ascension était longue mais un hélicoptère est venu plusieurs fois nous amuser. Au sommet, nous découvrons plusieurs petit lacs et découvrons une étendue rocailleuse. Le brouillard s’installe et la température chute.

De nombreuses pierres sont posées de manière verticale ce qui rend cet endroit très étrange, voir un peu sinistre surtout dans le brouillard !

tour-du-mont-viso-19

La descente de l’après-midi s’effectuera dans le brouillard et le froid.

Vers 4h nous atteignons le refuge Quinto Sella.
Là, nous avons l’occasion de nous réchauffer : douches chaudes, soupe et un bon repas. Nous passons un agréable moment avec des Français, le génépi est excellent ! La nuit, je me réveille vers 3h du matin et je vais faire un tour dehors. Il n’y a plus de brouillard et j’aperçois au loin des lumières oranges.
Un Italien m’explique qu’il s’agit de Turin, qui est environ à 80km à vol d’oiseau !

Jour 3

La dernière journée de randonnée est la plus longue des 3 jours autour du Viso. Nous démarrons de bonne heure et contemplons une dernière fois le Viso et la superbe vue sur l’Italie depuis le refuge Quinto Sella. Nous décidons de suivre les conseils de Bernard, un Français rencontré la veille au soir, qui nous a averti de l’existence d’un « raccourci » vers le col de la Traversette. « Ce parcours est plus athlétique mais vous êtes jeunes… »

Le premier objetctif de la journée est d’atteindre le refuge Giacoletti (2739m). Cette dernière journée commence par de la descente. Nous croisons à nouveau des bouquetins. Nous descendons jusqu’à un lac de montagne avant de remonter tout ce que nous venions de descendre. Les paysages entre le refuge Quinto Sella et le Refuge Giacoletti sont splendides, le soleil est de la partie. La pente est raide et nous arrivons finalement au refuge Giacoletti. Je profite d’un transat pour me reposer tout en observant des alpinistes escalader la paroi en direction du sommet du Viso ! Quelques minutes plus tard ils sont déjà très haut. paysage-marche

Nous nous remettons en marche : nous descendons à nouveau… Et pourtant le col de la Traversette qui est notre second objectif est à 2947m. Cela signifie que tout ce que nous redescendons, nous le remonterons.
Nous arrivons sur une plaque de neige, c’est de la glace. Mes chaussures de marche sont en fait de vieilles baskets. J’effectue donc toute la descente comme s’il s’agissait d’un toboggan géant ! Génial :-) La descente qui suit est raide, il n’y a pas vraiment de chemin, nous essayons de ne pas trop mettre les pieds dans les petits torrents qui rendent l’herbe et la roche glissantes.

La partie suivante est une succession de petites côtes, de petites descentes et de plats à flanc de montagne. Il y a des mains courantes (cordes) sur certaines parois pour nous aider à monter. Nous pique-niquons une dernière fois avant la dernière ascension.

L’ascension est longue et le soleil toujours bien présent. De vieilles bobines de fils barbelés rouillés sont présentes autour de nous. Plus loin, après une petite bataille de neige, nous accédons à d’anciens bâtiments militaires marqués de têtes de mort. Ils menacent de s’écrouler. Finalement, nous arrivons devant le tunnel de la Traversette.
Celui-ci est situé à 2900 m d’altitude et nous permet d’éviter les 50 derniers mètres d’ascension du col de la Traversette.

Ce tunnel, considéré comme le plus vieux à travers les Alpes (1480,) mesure 80 m et relie l’Italie et la France !
Nous avançons tout doucement, le tunnel n’est pas toujours très haut. Nous utilisons le flash de nos appareils photos ainsi que nos téléphones portables pour nous éclairer ! Finalement, nous arrivons en France. Un gros bloc de glace nous empêche de rejoindre notre chemin, il faut l’escalader :-) !

Nous descendons ensuite jusqu’à notre dernier objectif : le Belvédère du Viso et le parking de la Roche Écroulée.
Cette dernière descente conclue trois magnifiques jours de randonnée. La dernière journée (qui pour moi fut la plus belle) a été longue, mais la joie et la satisfaction d’être arrivés ensemble au bout de ces 3 jours autour du Mont Viso est grande !

Quelques photos

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